Le Tai Chi -Thái Cực 

 Le Tai Chi Chuan 太 極 挙 qui signifie « boxe du faîte suprême », est un art martial interne, axé sur les aspects mentaux, spirituels et énergétiques à la différence des arts martiaux externes comme le Kung Fu.

Il doit sa popularité autant par son efficience à l’auto-défense que pour son efficacité dans le domaine de la santé.

C’est en puisant dans l’immense réservoir de sa médecine traditionnelle et la sagesse de sa philosophie qu’un tel joyau a pu voir le jour.

Par leur dimension spirituelle, les enchaînements "chorégraphiés" font penser à une méditation en mouvement.

On tire, on écarte, on pousse... Les gestes sont souples, fluides et lents.

 

Le tai chi est un langage du corps qui vise à trouver l'enracinement et la fluidité.

Comme pour le qi gong « travail du souffle, de l’énergie », l'accent est mis sur la complémentarité et l'union des contraires.

"Malgré la lenteur des mouvements, on travaille la puissance, la souplesse et la vitalité mais aussi le calme et le relâchement."

 

Une même philosophie pour des bienfaits similaires

Le qi gong et le tai chi sont souvent confondus car ils se rapprochent sur plusieurs aspects.

Les deux disciplines se focalisent sur le travail du mouvement corporel, du souffle et de l'esprit.

Elles sont orientées vers la recherche d'un état d'harmonie entre le corps et l'esprit selon la théorie du yin et du yang. 

 

Un corps plus souple et plein d'énergie

Si le ressenti ondule au gré du vécu de chacun, tous les pratiquants s'accordent sur les effets du qi gong et du tai chi sur le corps et le mental.

Vantée pour ses bénéfices sur la santé et la vitalité, la pratique améliorerait les fonctions respiratoires, digestives, cardio­vasculaires et nerveuses…

La circulation de l'énergie aurait un effet purifiant et détoxifiant en créant un massage interne des organes.

Les mouvements assouplissent les muscles et les articulations. 

 

L'un est un outil, l'autre un art

Si courte que puisse paraître la distance entre ces deux univers, le qi gong et le tai chi s'éloignent à y regarder de plus près. "Le qi gong travaille l'énergie. Il est un outil au service de ce travail.

Dans le qi gong on dit qu'on guide telle énergie, dans tel sens, avec une utilité plus directe que le tai chi.

Alors que le qi gong œuvre au service du mental, de l'esprit et du méditatif, le tai chi, avec son esprit martial, développe la puissance corporelle.

Il s'impose comme un art qui utilise l'énergie comme un support.

 

Le tai chi peut donc être vu comme une forme de qi gong (car il travaille l'énergie) mais il reste un art martial à part.

 

La maîtrise du tai chi peut paraître plus ardue car il faut faire preuve de patience pour apprivoiser la technique.

Les formes sont plus difficiles à mémoriser mais il est très agréable d'apprendre et d'exécuter un enchaînement.

C'est après avoir mémorisé la forme qu'on peut réellement développer les qualités de détente, de souplesse et d'enracinement.

Le qi gong, plus accessible

Aucune condition physique n'est requise pour pratiquer l'une ou l'autre des activités.

Mais le qi gong semblera toutefois plus simple et accessible pour débuter.

Quelques cours suffisent à acquérir quelques mouvements de base et pratiquer chez soi sans difficulté.

Le tai chi conviendra à ceux qui ont du temps à consacrer à l'apprentissage et souhaitent s'épanouir à travers des formes plus complexes.

La maîtrise du tai chi demande une pratique très longue et assidue.

 

Lâcher prise et écoute de soi

Celui qui pénètre dans l'univers du tai chi et du qi gong découvre vite que la pratique n'est régie par aucune règle.

Seule compte l'attention et la présence portées à soi, à son corps.

On n'est pas dans la performance mais dans le ressenti.

 

Etre à l'écoute de soi, sans chercher à contrôler quoi que ce soit sont les clés de la pratique.

Dans le qi gong et le tai chi, on s'accepte tel que l'on est, avec nos faiblesses et notre morphologie, il ne faut jamais forcer, c'est ce qu'on appelle, la voie naturelle.

C'est le mouvement corporel et l'exécution des mouvements qui vont aider à prendre conscience de soi-même, de ses faiblesses, de ses émotions et de ses capacités.

 

Ne pas se poser de questions

On ne peut sentir le QI, si on cherche où on doit positionner son bras, son pied, sa tête…

Laissons ça de côté et laissons s'exprimer le corps tant il a à nous dire...

Ce n'est que dans le lâcher-prise qu'on peut trouver aisance et fluidité pour un apaisement de l'esprit.

 

Le Tai Chi est plus récent que le Qi Gong, même si ses origines exactes sont discutées.

Attribué au moine taoïste Zhang Sanfeng (fondateur de l'école d'arts martiaux du mont Wudang), le Tai Chi se serait développé au XVIe et XVIIe siècles. 

 

Le style CHEN est l’initiateur de tous les autres styles existants :

Les écoles classiques sont :

Chen, de Chen Wangting (1600-1680)

Yang, de Yang Luchan (1799-1872)

Wǔ/Hao, de Wu Yu-hsiang (1812-1880)

Wú, de Wu Ch'uan-yu (1834-1902)

Sun, de Sun Lu Tang (1861-1932)

 

Chen Wangting (1600-1680), chef de garnison sous la dynastie Ming, dans la province du Henan, aurait créé le premier style de Taï-chi-chuan (style Chen) à partir de sa propre expérience militaire, de sa connaissance des techniques de santé (médecine chinoise), de philosophie taoïste, et de la boxe chinoise...

En combinant les techniques de boxe ancestrale de son clan (les Chen), en y ajoutant les techniques du Général Qi Jiquang (1528-1588) et les théories de la médecine chinoise, il crée le Taiji Quan.

Le style fondé par Chen Wangting est l'origine de toutes les boxes appelées Taiji Quan aujourd'hui.

Le Qì Gōng - Khí Công

kung fu perpignan thanh son
kung fu perpignan thanh son
kung fu perpignan thanh son
kung fu perpignan thanh son


Dans une première approche

le terme Khí Công signifie « travail du souffle / de l’énergie » 

Le Khí Công est une gymnastique traditionnelle chinoise et une science de la respiration fondée sur la connaissance et la maîtrise du souffle qui associe mouvements lents, exercices respiratoires et concentration. 


Le Khí Công permet de renforcer le corps, de le rendre plus flexible et d’améliorer toutes les fonctions de l’organisme. 
Cette pratique qu’elle soit en mouvement ou statique, contribue à entretenir sa santé et sa vitalité, à trouver le relâchement, le lâcher prise, le calme intérieur essentiel à notre équilibre mental.

Il est un outil pour prendre le temps d’écouter son corps, de prendre soin de son véhicule.
Le Khí Công sert donc à réguler, organiser et équilibrer ce « flux d’énergie » qui circule dans notre corps. 
La pratique régulière peut suffire à ralentir l'usure de l'organisme et ainsi à augmenter notre longévité.

 

Le Khí Công se compose d’un travail très varié pour améliorer et préserver sa santé générale, améliorer la respiration, la concentration, assouplir les articulations etc… dans un but du mieux vivre et mieux vieillir, en complément ou non d’une pratique martiale.

Le Khí Công est accessible à tous, à tout âge de la vie
Il n’y a pas de recherche de performance ni d’efficacité martiale, chacun s’adapte aux exercices selon sa souplesse et ses capacités.
Une pratique constante du Khí Công procure des bienfaits physiques comme le développement des capacités respiratoires, la souplesse et tonicité musculaire, le renforcement du corps et du système immunitaire, la régulation de certains dysfonctionnements
La pratique du Khí Công procure également des bienfaits psychiques comme le relâchement, apaisement du stress, épanouissement dans un nouveau mode de vie ou de voir les choses, le développement de la concentration et de la perception.


La joie de vivre